- Définir la resténose intra-stent dans ses deux acceptions, angiographique et clinique, et énoncer les cinq critères qui font la seconde.
- Distinguer la resténose intra-stent de la resténose intra-lésionnelle, et expliquer pourquoi cette distinction change les chiffres d'un essai.
- Classer une resténose selon les quatre types de Mehran et relier chaque type à son pronostic.
- Énoncer les ordres de grandeur de la resténose selon le matériel et selon l'époque, et expliquer pourquoi les essais contemporains annoncent moins de cinq pour cent.
- Expliquer en quoi la surveillance angiographique systématique gonfle à la fois le taux de resténose et le taux de nouveau geste.
- Décrire les cinq mécanismes qui concourent au rétrécissement, et situer lequel chaque génération de matériel a réglé.
- Justifier pourquoi une substance antiproliférative réduit la resténose et retarde la cicatrisation par le même mécanisme.
- Reconnaître qu'un tiers des resténoses se révèle par un syndrome coronaire aigu, et en tirer la conduite devant un patient stenté qui décompense.
- Classer les facteurs de risque en trois familles et identifier les deux seuls sur lesquels l'opérateur peut agir.
- Établir l'indication d'une nouvelle revascularisation, et choisir entre ballon actif et endoprothèse active selon trois critères.
- Décrire ce que l'imagerie endocoronaire cherche devant une resténose, dans quel ordre, et pourquoi l'angiographie ne suffit pas.
- Relier la néoathérosclérose à la thrombose très tardive d'endoprothèse, et situer ce mécanisme commun dans la classification par mécanisme.
1. Ce qu'on appelle une resténose
1.1. Le problème, en une phrase
On a ouvert une artère, on y a laissé une endoprothèse, et quelques mois plus tard elle se referme. Pas par un caillot — c'est un autre accident, traité au cours 110 — mais par du tissu qui repousse à l'intérieur du treillis. C'est la resténose intra-stent, et elle a accompagné l'angioplastie depuis son premier jour.
Deux idées reçues encombrent ce sujet, et ce cours a pour objet de les défaire. La première est que l'endoprothèse active aurait réglé la question : elle l'a considérablement réduite, elle ne l'a pas supprimée, et la resténose représente encore environ une angioplastie sur dix dans la pratique contemporaine. La seconde est que la resténose serait bénigne, une simple récidive d'angor qu'on redilate. Un patient sur trois se présente en syndrome coronaire aigu.

Il faut mesurer l'ancienneté du problème pour comprendre pourquoi il occupe une telle place. La première dilatation au ballon date de 1977, la première endoprothèse de 1986 : la resténose accompagne donc la discipline depuis plus de quarante ans, et chaque génération de matériel a été conçue en grande partie contre elle. L'endoprothèse nue a été inventée pour supprimer le retour élastique du ballon seul ; l'endoprothèse active a été inventée pour freiner la cicatrisation excessive que produisait l'endoprothèse nue. À chaque étape le taux a chuté, et à chaque étape un mécanisme résiduel a pris le relais.
1.2. Pourquoi ce cours vient après le cours 108
La série des complications de l'angioplastie compte cinq cours. Le cours 107 pose le cadre général — ce qu'est un succès, la mortalité, l'infarctus lié à la procédure, les hémorragies. Le cours 108 traite les incidents de matériel survenus pendant le geste. Ce cours-ci et les deux suivants traitent ce qui arrive après, une fois le patient rentré chez lui : la resténose, la thrombose d'endoprothèse au cours 110, et la néphropathie aux produits de contraste au cours 111.
Le partage entre ce cours et le cours 110 mérite d'être dit d'emblée, parce que les deux accidents se ressemblent au chevet du patient et diffèrent en tout le reste. La resténose est un rétrécissement progressif par prolifération tissulaire ; la thrombose est une occlusion brutale par un caillot. La première donne un angor qui revient, la seconde un infarctus. Mais un même patient peut faire les deux, et l'un des mécanismes de la resténose tardive — la néoathérosclérose — est aussi une cause de thrombose très tardive. Ce lien est traité ici, à la section 11.
1.3. Ce que ce cours suppose acquis
La lecture d'une coronarographie et la quantification d'une sténose, traitées au cours 87. Le déroulé d'une angioplastie simple et les principes d'implantation d'une endoprothèse, traités au cours 85. L'imagerie endocoronaire — échographie et tomographie par cohérence optique —, traitée aux cours 89 et 90, car c'est elle qui décide du traitement dans la seconde moitié de ce cours.
2. Deux définitions qui ne se recouvrent pas
2.1. La définition angiographique
Elle est binaire et purement anatomique : une resténose est un rétrécissement de plus de cinquante pour cent du diamètre du vaisseau, mesuré à la coronarographie, dans un segment déjà traité. Deux périmètres sont distingués, et la confusion entre les deux fausse toute comparaison d'essais.
| Périmètre | Ce qu'il englobe | Usage |
|---|---|---|
| Intra-stent (in-stent) | Le segment couvert par le treillis, et lui seul | Décrit le comportement de l'endoprothèse elle-même |
| Intra-lésionnel (in-segment) | Le treillis, plus cinq millimètres de part et d'autre | Critère des essais : il capte aussi les récidives de bord |
La différence n'est pas académique. Une récidive qui siège exactement au bord de l'endoprothèse — la situation la plus fréquente après une couverture incomplète de la lésion — compte comme resténose en intra-lésionnel et pas en intra-stent. Un essai qui rapporte le premier périmètre annonce donc des chiffres plus élevés qu'un essai qui rapporte le second, à performance égale.
Un mot sur la mesure elle-même. Les cinquante pour cent sont un pourcentage de réduction de diamètre, calculé par rapport à un segment de référence sain, et ils se mesurent en angiographie quantitative — pas à l'œil. L'estimation visuelle surévalue systématiquement les sténoses serrées et sous-évalue les modérées, comme le rappelle le cours 87. Sur une resténose diffuse, la difficulté est particulière : il n'existe souvent plus de segment de référence sain à l'intérieur du treillis, et la référence doit être prise au-delà, ce qui déplace le résultat.
2.2. La définition clinique
La définition angiographique a un défaut majeur : elle compte des rétrécissements que personne ne ressent. Sur une population dont on refait systématiquement la coronarographie, on trouve des resténoses chez des patients parfaitement asymptomatiques, et les traiter n'apporte rien.
La définition clinique corrige cela : elle exige le rétrécissement ET une conséquence. Le rétrécissement de plus de cinquante pour cent, plus au moins un des éléments suivants.
| Élément associé | Seuil |
|---|---|
| Angor récidivant | Symptôme clinique |
| Signe objectif d'ischémie | Modifications électrocardiographiques |
| Réserve de débit fractionnaire | Inférieure à 0,80 |
| Surface luminale minimale en échographie endocoronaire | Inférieure à 4 mm² — 6 mm² au tronc commun |
| Rétrécissement serré, même muet | Réduction de diamètre d'au moins 70 % |
2.3. Le vocabulaire des essais
Trois expressions reviennent dans la littérature et ne disent pas la même chose. La revascularisation de la lésion cible désigne tout nouveau geste sur le segment traité. Elle est dite guidée par l'ischémie quand elle répond à un symptôme ou à un test positif, et guidée par la clinique quand elle répond à un jugement du médecin sans preuve d'ischémie formelle. Ce dernier critère est le plus permissif, donc celui qui produit les taux les plus élevés — un point à vérifier avant de comparer deux essais.
3. La classification qui décrit ce qu'on voit
3.1. Les quatre types de Mehran
Elle date de 1999, elle a été établie sur 288 lésions resténosées, et elle reste la description de référence. Elle classe la resténose par son étendue relativement à l'endoprothèse, et cette étendue prédit le devenir.

| Type | Définition | Fréquence |
|---|---|---|
| I — focale | Longueur de 10 mm ou moins | 42 % |
| II — diffuse | Plus de 10 mm, sans dépasser les bords du treillis | 21 % |
| III — proliférative | Plus de 10 mm, débordant les bords du treillis | 30 % |
| IV — occlusive | Occlusion totale, flux TIMI 0 | 7 % |
Le type I se subdivise en quatre selon le siège : à l'articulation ou dans l'espace entre deux endoprothèses, à la marge proximale ou distale, dans le corps du treillis, ou multifocal.
Ces quatre sous-types du type focal ne sont pas une subtilité de nomenclature : chacun désigne un mécanisme probable. Une resténose à l'articulation ou dans l'espace entre deux endoprothèses signale un défaut de couverture, donc une zone qui n'a reçu ni métal ni substance. Une resténose de marge, proximale ou distale, signale le plus souvent une plaque laissée non couverte au bord du treillis. Une resténose du corps du treillis oriente vers une sous-expansion ou une fracture. Une forme multifocale évoque une réponse biologique diffuse. Autrement dit, la classification de 1999 contenait déjà, sans le dire, l'essentiel de la classification par mécanisme de 2019.
3.2. Pourquoi cette classification compte encore
Parce que le pronostic suit le type. Une resténose focale se traite bien et récidive peu ; une resténose proliférative ou occlusive récidive souvent, quelle que soit la technique employée. Devant un type III ou IV, il faut donc annoncer au patient une probabilité réelle de troisième geste, et se demander sérieusement si le pontage n'est pas la meilleure sortie — question traitée au cours 100.
4. Combien, et quand
4.1. L'ordre de grandeur d'aujourd'hui
Les chiffres de la resténose ont été divisés par trois en trente ans, et cette histoire vaut la peine d'être connue parce qu'elle explique pourquoi les manuels se contredisent.
Deux étapes ont fait les chiffres d'aujourd'hui. Les premiers essais comparant l'endoprothèse nue au ballon seul, au début des années 1990, ont montré une réduction franche de la resténose angiographique et du recours à un nouveau geste : c'est ce qui a imposé l'endoprothèse comme standard. Puis les essais pivots de l'endoprothèse active, au début des années 2000, ont montré une seconde réduction, du même ordre — avec, dans le premier d'entre eux, un taux de resténose angiographique nul à un an, résultat qui n'a jamais été reproduit et qui tenait à une population très sélectionnée.

| Époque et matériel | Resténose angiographique à 1 an | Nouveau geste sur la lésion |
|---|---|---|
| Dilatation au ballon seul, années 1980 | De l'ordre de 30 à 40 % | — |
| Endoprothèse nue | 25 à 35 % | 10 à 25 % |
| Endoprothèse active, essais pivots | 0 à 10 % selon le modèle | 5 à 10 % |
| Endoprothèse active contemporaine, sans contrôle angiographique systématique | — | Moins de 5 % à 1 an |
Deux précautions de lecture s'imposent sur ce tableau. D'abord, les taux « angiographiques » viennent d'essais où l'on refaisait la coronarographie à tout le monde : ils comptent des resténoses muettes. Les taux « nouveau geste » viennent d'essais sans contrôle systématique : ils ne comptent que ce qui a eu une conséquence. Les deux colonnes ne se comparent pas.
Ensuite, ces chiffres décrivent des populations d'essai, souvent sélectionnées. Dans une série de dix mille patients avec surveillance angiographique systématique, la resténose reste plus fréquente que ne le laissent croire les essais contemporains. Et rapportée à l'ensemble de l'activité d'une salle, elle représente encore environ une angioplastie sur dix.
4.2. La chronologie, qui n'est pas la même selon le matériel

Sur une endoprothèse nue, la perte de lumière est précoce et se stabilise : elle culmine entre le troisième et le sixième mois, puis le processus s'éteint. Au-delà d'un an, une endoprothèse nue perméable a de fortes chances de le rester, et l'on observe même une légère régression tardive.
Sur une endoprothèse active, le profil est différent et c'est le point le plus important de cette section. La substance retarde la prolifération, si bien que le pic est décalé au sixième ou huitième mois — mais surtout, la perte de lumière se poursuit entre le huitième mois et la deuxième année au lieu de s'arrêter là. L'ampleur de cette progression tardive dépend du modèle : elle est nette pour les endoprothèses à polymère permanent, dont la perte tardive passe par exemple de 0,34 à 0,47 millimètre, et absente pour au moins un modèle sans polymère — la différence entre modèles étant significative. Le processus n'est donc pas supprimé, il est étalé, et il l'est inégalement.
4.3. Ce que la surveillance angiographique systématique fausse
Une bonne part des désaccords chiffrés vient d'un biais qu'il faut nommer. Dans un essai où l'on refait la coronarographie à tous les patients au douzième mois, on découvre des rétrécissements chez des gens qui n'ont aucun symptôme — et, une fois l'image sous les yeux, l'opérateur a du mal à ne rien faire. Ce phénomène porte un nom, le réflexe oculo-sténotique, et il gonfle mécaniquement le taux de nouveaux gestes.
La conséquence est double. Un essai avec contrôle systématique rapporte à la fois plus de resténoses — puisqu'il les cherche — et plus de revascularisations — puisqu'il les provoque. Un essai sans contrôle systématique ne rapporte que ce qui s'est manifesté. Les taux inférieurs à cinq pour cent des essais contemporains relèvent de la seconde catégorie ; les taux de vingt-cinq à trente-cinq pour cent de l'ère de l'endoprothèse nue, de la première. Les mettre côte à côte, comme le fait le tableau ci-dessus, exagère donc le progrès — réel, mais moindre que ne le suggère la comparaison brute.
5. Le mécanisme central
5.1. Une réponse inflammatoire à une blessure
Implanter une endoprothèse, c'est blesser la paroi : on écrase la plaque, on étire la média, on laisse un corps étranger métallique au contact de l'endothélium. La paroi répond comme elle répond à toute blessure — par une inflammation, puis par une cicatrisation. La cicatrice, ici, s'appelle hyperplasie néo-intimale : une prolifération de cellules musculaires lisses et un dépôt de matrice extracellulaire, qui viennent tapisser l'intérieur du treillis.

Ce processus est normal et nécessaire : c'est lui qui recouvre le métal et le rend non thrombogène. La resténose n'est pas une cicatrisation anormale par nature, c'est une cicatrisation excessive. Toute la pharmacologie des endoprothèses actives tient dans cette nuance : les substances antiprolifératives freinent la cicatrisation, ce qui réduit la resténose et augmente, en contrepartie, le risque de thrombose tardive sur un métal insuffisamment recouvert. C'est l'arbitrage central du sujet, et le cours 110 le traite de l'autre côté.
5.2. Les cinq contributions
Le rétrécissement observé résulte de cinq mécanismes qui se combinent en proportions variables.
| Mécanisme | Moment | Ce qu'on peut y faire |
|---|---|---|
| Prolapsus de la plaque rompue à travers les mailles | Immédiat ou précoce | Choix du treillis, postdilatation |
| Retour élastique de la paroi | Immédiat | Supprimé par l'endoprothèse — c'était sa raison d'être |
| Remodelage constrictif du vaisseau | Différé | Supprimé par l'endoprothèse |
| Hyperplasie néo-intimale | 3 à 8 mois | Substance antiproliférative |
| Néoathérosclérose | Tardif, au-delà d'un an | Traitée à la section 11 |
Lisez ce tableau comme une histoire des techniques. L'endoprothèse a réglé les deux mécanismes purement mécaniques — le retour élastique et le remodelage —, ce qui explique le gain considérable des années 1990 sur le ballon seul. La substance active a réglé une grande part du quatrième. Il reste le premier, qui relève du geste, et le cinquième, qui est le problème du moment.
5.3. Pourquoi la substance ne supprime pas le processus
Les substances employées — sirolimus et ses dérivés, paclitaxel — bloquent la prolifération cellulaire. Elles agissent donc sur la cellule musculaire lisse qui produit la néointima, mais aussi sur la cellule endothéliale qui doit recouvrir le métal. C'est le même mécanisme qui produit le bénéfice et le risque.
Trois conséquences en découlent, et elles structurent tout le reste du cours. La cicatrisation est retardée, ce qui déplace le pic de resténose du troisième au sixième ou huitième mois. Elle est incomplète, ce qui laisse des mailles nues plus longtemps et fonde la durée prolongée de la bithérapie antiplaquettaire. Et elle est inhomogène, la substance ne diffusant pas là où le métal n'est pas apposé — ce qui explique pourquoi les défauts de couverture de la section 10 pèsent plus lourd avec une endoprothèse active qu'avec une endoprothèse nue.
La libération de la substance, enfin, n'est pas éternelle : elle s'épuise en quelques semaines à quelques mois. Au-delà, l'endoprothèse active n'est plus qu'un treillis métallique portant un polymère, et le terrain redevient favorable à une réponse tissulaire — mais tardive, et de nature différente, comme la section 11 le décrit.
6. Ce n'est pas une récidive bénigne
6.1. Ce qu'on croyait
Pendant vingt ans, la resténose a été tenue pour une complication ennuyeuse mais sans gravité : un angor stable qui revient, une nouvelle dilatation, et l'affaire est close. Ce raisonnement reposait sur le mécanisme qu'on lui prêtait — une prolifération musculaire lisse homogène et progressive, incapable par nature de se rompre ou de thromboser.
6.2. Ce que les séries montrent
Le tableau réel est tout autre, et c'est probablement le message le plus important de ce cours.
La conséquence pratique est double. Devant un syndrome coronaire aigu chez un patient porteur d'une endoprothèse, il ne faut pas conclure d'emblée à une thrombose : la resténose avec néoathérosclérose rompue donne exactement le même tableau, et le traitement diffère. Et devant un angor qui revient, il ne faut pas différer l'exploration sous prétexte que « ce n'est qu'une resténose ».
6.3. Distinguer les deux au moment du geste
En salle, trois éléments orientent. Le comportement de la lésion : une thrombose répond à la thromboaspiration et laisse un lit relativement propre, une resténose laisse un rétrécissement résiduel fibreux. Le délai depuis l'implantation, avec les chronologies de la section 4. Et surtout l'imagerie endocoronaire, qui montre directement le contenu de la lumière — un thrombus frais, une néointima fibreuse, ou une plaque néoathéroscléreuse rompue.
7. Qui est à risque
7.1. Trois familles de facteurs
Les facteurs prédictifs indépendants se rangent en trois groupes, et cette organisation aide à les retenir mieux qu'une liste.
| Famille | Facteurs |
|---|---|
| Le patient | Diabète, insuffisance rénale chronique, âge |
| La lésion | Petit calibre du vaisseau, longueur de la lésion, occlusion chronique, resténose antérieure, siège ostial, bifurcation |
| Le geste | Diamètre luminal minimal final faible, sous-expansion, longueur totale d'endoprothèse implantée, multiples couches de treillis |
7.2. Le facteur le plus actionnable
Parmi ces facteurs, deux seulement dépendent de l'opérateur, et ce sont ceux sur lesquels il faut concentrer l'attention : le diamètre luminal obtenu en fin de procédure, et l'expansion complète du treillis. La règle est connue sous une formule qui vaut d'être retenue telle quelle : bigger is better — plus la lumière finale est large, plus la marge avant qu'une hyperplasie donnée ne devienne significative est grande.
7.3. Le diabète, qui mérite d'être isolé
Le diabète figure dans toutes les listes de facteurs prédictifs, et il y occupe une place à part pour trois raisons cumulatives. Il s'accompagne d'une réponse néo-intimale plus abondante, pour des raisons métaboliques et inflammatoires. Il s'accompagne aussi d'une maladie coronaire plus diffuse et de vaisseaux plus petits, donc de lésions plus longues dans des calibres où toute perte de lumière compte davantage. Et il s'accompagne enfin d'une progression de l'athérome plus rapide ailleurs, ce qui brouille l'attribution d'un angor récidivant.
Ces trois éléments se combinent, et c'est pourquoi le diabète pèse dans la décision entre angioplastie et pontage chez le pluritronculaire, question traitée au cours 100. Devant un diabétique dont l'endoprothèse s'est resténosée une première fois, la probabilité d'un troisième geste doit être annoncée d'emblée.
8. Quand traiter, et avec quoi
8.1. L'indication
Une resténose associée à un angor ou à une ischémie documentée relève d'une nouvelle revascularisation. En dehors de cette situation, l'abstention est la règle : on ne dilate pas une image. L'angioplastie reste la stratégie de choix pour la grande majorité de ces patients, le pontage étant réservé aux échecs répétés et aux anatomies devenues défavorables.
8.2. Ce que la recommandation retient
| Technique | Place |
|---|---|
| Endoprothèse active | Référence — supérieure au ballon seul, à l'endoprothèse nue et à la brachythérapie |
| Ballon actif | Référence également, avec l'avantage de ne pas ajouter de couche de métal |
| Ballon seul, ballon coupant, ballon à lames | Préparation de la lésion, rarement suffisants seuls |
| Brachythérapie, athérectomie, laser | Situations complexes et récidivantes, section 12 |
8.3. Ballon actif ou nouvelle endoprothèse ?
C'est la question pratique, et elle a été tranchée par des essais randomisés dédiés. Le principe du ballon actif est simple : délivrer la substance antiproliférative à la paroi sans laisser de métal supplémentaire. L'intérêt est évident quand il y a déjà une ou deux couches de treillis en place.
Sur une resténose d'endoprothèse nue, l'essai de référence a comparé ballon actif et endoprothèse active de dernière génération : les deux font jeu égal sur le plan clinique, avec un avantage angiographique à l'endoprothèse. Sur une resténose d'endoprothèse active, le même groupe a conduit l'essai symétrique, avec un résultat comparable et un suivi prolongé à trois ans qui n'a pas modifié la conclusion.
8.4. Les techniques de recours
Quand le ballon actif et l'endoprothèse ont échoué, ou quand la lésion s'y prête mal, quatre techniques restent disponibles. Elles sont d'usage restreint, elles ne sont pas partout accessibles, et il faut savoir qu'elles existent plutôt que savoir les faire.
| Technique | Ce qu'elle apporte | Limite |
|---|---|---|
| Brachythérapie endovasculaire | Irradiation locale qui inhibe la prolifération ; efficace sur les récidives multiples | Logistique lourde, disponibilité rare, resténose de bord tardive |
| Athérectomie rotationnelle | Abrase la calcification qui empêche l'expansion | Réservée à la composante mécanique calcifiée |
| Athérectomie au laser excimer | Vaporise le tissu néo-intimal et prépare la lésion | Peu répandue, courbe d'apprentissage |
| Ballon coupant ou à lames | Incise la néointima et évite le glissement du ballon | Préparation, rarement suffisant seul |
Le pontage, enfin, n'est pas une technique de recours parmi d'autres : c'est une sortie de stratégie. Devant un patient qui en est à sa troisième récidive sur le même segment, la question à poser n'est plus « quelle technique » mais « faut-il continuer par voie percutanée », et elle se pose en concertation médico-chirurgicale.
9. Ce qu'on dit au patient
Trois messages, et ils demandent d'être préparés parce que le patient les entend souvent comme un échec du premier geste.
Que ce n'est pas une rechute de sa maladie, mais une cicatrisation excessive. La distinction compte : l'athérome a continué d'évoluer ailleurs, c'est vrai, mais ce rétrécissement-ci est une réaction locale au traitement, pas une progression de la maladie. Le dire évite le découragement.
Que le risque de récidive dépend de la forme. Une resténose focale traitée correctement récidive peu ; une resténose diffuse ou occlusive expose à un troisième geste. Annoncer cette probabilité avant plutôt qu'après change la façon dont elle est vécue.
Que la bithérapie antiplaquettaire recommence. Un nouveau geste, avec ou sans nouvelle endoprothèse, impose une nouvelle durée de bithérapie, dont les modalités sont traitées au cours 110. Ce n'est pas anodin pour un patient qui pensait en avoir fini.
10. Le substrat mécanique : ce que l'imagerie trouve — pour aller plus loin
10.1. La sous-expansion, première cause à éliminer
C'est la cause mécanique la plus fréquente et la plus réparable. Une endoprothèse qui n'a jamais atteint son diamètre nominal donne une lumière insuffisante dès le premier jour ; il suffit alors d'une hyperplasie modeste pour franchir le seuil des cinquante pour cent.

Elle ne se voit pas à l'angiographie, qui montre une colonne de contraste et non le treillis. Elle se voit en échographie endocoronaire, où l'on mesure la surface obtenue et où l'on constate qu'elle est très inférieure à la surface de référence. La sous-expansion résistante, sur une calcification circonférentielle, en est la forme la plus difficile : elle appelle une préparation dédiée avant toute nouvelle tentative.
10.2. Les défauts de couverture
Trois défauts distincts, tous invisibles à l'angiographie.
| Défaut | Ce que l'imagerie montre | Conséquence |
|---|---|---|
| Espace entre deux endoprothèses | Zone non couverte de plus de 200 µm, soit l'épaisseur d'une maille | Pas de substance délivrée, cicatrisation inhomogène |
| Défaut de couverture de bord (geographic miss) | Plaque laissée non couverte au-delà du treillis, souvent avec dissection | Récidive de bord, la plus fréquente des resténoses focales |
| Couverture ostiale incomplète d'une branche | Ostium de la branche fille mal couvert après technique en T | Récidive à l'ostium de la branche |
Ces défauts pèsent plus lourd avec une endoprothèse active qu'avec une endoprothèse nue, pour une raison qui n'est pas intuitive : là où le métal manque, la substance manque aussi. Une zone non couverte n'est pas seulement une zone sans soutien mécanique, c'est une zone sans traitement.
10.3. La fracture et la déformation longitudinale
Ces deux accidents de matériel sont traités en détail au cours 108, et ce cours n'y revient que pour dire leur place dans la resténose. Dans une série anatomopathologique portant sur 177 lésions traitées par endoprothèse active, une fracture était documentée dans 29 % des cas, dont 5,1 % de fractures complètes avec séparation et perte de continuité. Une fracture crée une zone sans soutien et sans substance : elle est une cause reconnue de resténose focale au niveau du trait.
10.4. Ce qu'on regarde, dans quel ordre
Une acquisition d'imagerie endocoronaire devant une resténose répond à quatre questions, et il vaut mieux les poser dans cet ordre.
Combien de couches de treillis ? C'est la première, parce qu'elle conditionne tout le reste : au-delà de deux, ajouter du métal devient déraisonnable et le ballon actif s'impose.
Le treillis est-il expansé ? On compare la surface obtenue à la surface de référence. Une endoprothèse dont la surface minimale est très inférieure à celle du segment adjacent est sous-déployée, quelle que soit l'apparence angiographique.
Le treillis est-il continu ? On cherche un espace non couvert, une fracture, une déformation. Une interruption du profil métallique sur une longueur supérieure à l'épaisseur d'une maille est anormale.
Que contient la lumière ? Une néointima homogène et pauvre en signal évoque une hyperplasie simple ; un tissu hétérogène, avec des zones d'atténuation, des macrophages ou des calcifications, évoque une néoathérosclérose ; un contenu irrégulier et très atténuant évoque un thrombus.
11. La néoathérosclérose, et le lien avec la thrombose très tardive — pour aller plus loin
11.1. De quoi il s'agit
La néoathérosclérose est la formation d'une véritable plaque d'athérome à l'intérieur de la néointima, c'est-à-dire dans le tissu de cicatrisation qui tapisse l'endoprothèse. Ce n'est plus une prolifération musculaire lisse : c'est de l'athérome, avec ses macrophages spumeux, son noyau lipidique, sa chape fibreuse — et donc sa capacité à se rompre.

Deux conditions la favorisent : une inflammation prolongée et une ré-endothélialisation incomplète. Toutes deux sont plus marquées sous endoprothèse active, dont la substance retarde précisément la cicatrisation.
11.2. Les chiffres, et ce qu'ils veulent dire
Une série anatomopathologique de référence a comparé endoprothèses nues et actives sur ce point précis, et le résultat est net dans les deux dimensions.
| Endoprothèse nue | Endoprothèse active | |
|---|---|---|
| Fréquence de la néoathérosclérose | 16 % | 31 % |
| Délai médian d'apparition | 2 160 jours, soit près de six ans | 420 jours, soit un peu plus d'un an |
La différence de fréquence est significative. Mais c'est la seconde ligne qui compte le plus : la néoathérosclérose apparaît cinq fois plus tôt sous endoprothèse active. Autrement dit, l'endoprothèse active n'a pas seulement déplacé la resténose dans le temps, elle en a changé la nature — la resténose tardive d'aujourd'hui n'est pas la même maladie que la resténose précoce d'hier.
11.3. Le lien avec la thrombose très tardive

Une plaque d'athérome peut se rompre. Une plaque néoathéroscléreuse aussi — et quand elle le fait, à l'intérieur d'une endoprothèse, elle expose un contenu thrombogène dans une lumière déjà rétrécie. Le résultat est une thrombose très tardive d'endoprothèse, survenant des années après l'implantation, chez un patient qui a souvent arrêté sa bithérapie depuis longtemps.
11.4. Pourquoi la tomographie par cohérence optique a changé la lecture
Les deux techniques d'imagerie endocoronaire ne voient pas la même chose, et la différence est décisive sur ce sujet précis. L'échographie pénètre profondément : elle montre la paroi entière, mesure les surfaces et repère une sous-expansion ou un remodelage. La tomographie par cohérence optique pénètre peu mais résout dix fois mieux : elle montre la structure fine de la néointima, distingue un tissu homogène d'une plaque lipidique, voit une chape fibreuse et voit sa rupture.
C'est cette résolution qui a permis d'établir la néoathérosclérose comme entité clinique et non plus seulement anatomopathologique. Avant elle, on ne pouvait constater une plaque à l'intérieur d'une endoprothèse qu'à l'autopsie ou sur une pièce d'athérectomie. Depuis, on la voit chez le patient vivant, au moment où l'on décide du traitement.
En pratique, le choix suit la question posée : l'échographie devant une suspicion de problème mécanique, la tomographie devant une resténose tardive dont on soupçonne la nature biologique. Les deux sont recommandées, et le cours 90 détaille leurs indications respectives.
12. Classer pour traiter : la classification par mécanisme — pour aller plus loin
12.1. Le principe
La classification de Mehran décrit une forme. Celle-ci, proposée en 2019, classe par mécanisme, et elle est faite pour être utilisée en salle, une sonde d'imagerie à la main. Son postulat est explicite : c'est le mécanisme qui doit commander le traitement, et l'imagerie endocoronaire est l'étape qui permet de l'identifier.

| Type | Mécanisme | Orientation thérapeutique |
|---|---|---|
| I — mécanique | Sous-expansion, fracture | Ballon haute pression, préparation de la calcification ; nouvelle endoprothèse après une fracture |
| II — biologique | Hyperplasie néo-intimale, néoathérosclérose avec ou sans calcification | Ballon actif, endoprothèse active, brachythérapie ; préparation par athérectomie si la plaque est calcifiée |
| III — mixte | Association des deux | Traitement individualisé, en commençant par la composante mécanique |
| IV | Plus de deux couches d'endoprothèse | Angioplastie à haute pression, ou pontage |
| V | Occlusion chronique sur endoprothèse | Ballon actif, endoprothèse, brachythérapie ; pontage ou traitement médical en cas d'échec |
12.2. La séquence en salle
L'algorithme se déroule en trois temps, et le premier n'est pas un geste.
Imager d'abord. Échographie ou tomographie par cohérence optique, pour compter les couches de treillis et identifier le mécanisme. Sans cette étape, tout ce qui suit est une supposition.
Corriger la composante mécanique ensuite, si elle existe. Une sous-expansion se traite par un ballon non compliant à haute pression, éventuellement précédé d'une préparation de la calcification par athérectomie rotationnelle, laser ou lithotripsie. Ajouter une substance sur une endoprothèse sous-déployée revient à traiter la mauvaise cause.
Traiter la composante biologique enfin, par ballon actif ou nouvelle endoprothèse active selon le nombre de couches déjà en place et le calibre résiduel.
12.3. Quand renoncer à l'angioplastie
Trois situations doivent faire poser la question du pontage plutôt que d'un énième geste percutané.
La récidive répétée sur le même segment. Après deux traitements de resténose bien conduits, imagerie comprise, la probabilité d'un troisième échec est élevée, et chaque tentative laisse le vaisseau plus étroit.
L'accumulation de couches. Au-delà de deux épaisseurs de treillis, la lumière disponible devient le facteur limitant, et aucune technique ne restitue un calibre perdu.
L'occlusion chronique sur endoprothèse. C'est la forme la plus difficile : le taux de succès est inférieur à celui d'une occlusion chronique native, traitée aux cours 104 à 106, et le taux de récidive est le plus élevé de tous les types.
Dans ces trois cas, la décision appartient à la concertation médico-chirurgicale, et le patient doit être associé à l'arbitrage — le cours 100 décrit comment.
13. Points clés à retenir
- La resténose est un rétrécissement progressif par prolifération tissulaire, à distinguer de la thrombose, qui est une occlusion brutale par un caillot. Les deux peuvent survenir chez le même patient et partagent un mécanisme, la néoathérosclérose.
- La définition angiographique est un rétrécissement de plus de 50 % du diamètre. En intra-stent, elle porte sur le treillis seul ; en intra-lésionnel, elle inclut 5 mm de part et d'autre.
- La définition clinique exige le rétrécissement et une conséquence : angor, ischémie objectivée, réserve de débit inférieure à 0,80, surface inférieure à 4 mm² — 6 au tronc commun —, ou une réduction d'au moins 70 %.
- On ne traite pas une image. Une resténose muette, sans ischémie et sans critère de sévérité, ne justifie pas de nouveau geste.
- La classification de Mehran décrit l'étendue : focale 42 %, diffuse 21 %, proliférative 30 %, occlusive 7 %. Le pronostic suit le type, mais elle ne dit rien du mécanisme.
- Sous endoprothèse active contemporaine, le nouveau geste sur la lésion cible est inférieur à 5 % à un an. Rapportée à l'ensemble de l'activité, la resténose reste environ une angioplastie sur dix.
- La chronologie diffère selon le matériel : pic à 3-6 mois puis extinction pour l'endoprothèse nue, pic à 6-8 mois et perte continue au-delà de deux ans pour l'endoprothèse active.
- Un tiers des resténoses se présente en syndrome coronaire aigu, et 20 % des patients des essais dédiés ont une élévation des biomarqueurs. Ce n'est pas une complication bénigne.
- Les deux seuls facteurs sur lesquels l'opérateur agit sont le diamètre luminal final et l'expansion complète du treillis. Tout le reste tient au patient et à la lésion.
- La néoathérosclérose est deux fois plus fréquente sous endoprothèse active — 31 % contre 16 % — et apparaît cinq fois plus tôt : 420 jours contre 2 160.
- Devant une resténose, imager avant de traiter : la sous-expansion, les défauts de couverture et la fracture sont invisibles à l'angiographie, et chacun appelle un geste différent.
- Une sous-expansion se corrige par la pression, jamais par une substance. Une néoathérosclérose se corrige par une substance, jamais par la seule pression.
- Ballon actif et endoprothèse active sont tous deux recommandés et se valent sur les événements. Le nombre de couches déjà en place, le mécanisme et le calibre résiduel départagent.
14. Pièges fréquents
- Tenir la resténose pour une complication bénigne. Un tiers des patients se présente en syndrome coronaire aigu, et 20 % avec des biomarqueurs élevés. Le raisonnement rassurant reposait sur un mécanisme — la prolifération musculaire lisse homogène — qui ne rend pas compte de la néoathérosclérose.
- Comparer deux essais sans vérifier le périmètre de la définition. L'intra-lésionnel inclut 5 mm de part et d'autre du treillis et capte les récidives de bord ; l'intra-stent non. À performance égale, les chiffres diffèrent.
- Comparer un taux angiographique à un taux de nouveau geste. Le premier vient d'essais avec coronarographie systématique et compte des resténoses muettes ; le second ne compte que ce qui a eu une conséquence. Ce sont deux mesures différentes, pas deux estimations de la même chose.
- Dilater une resténose angiographique chez un patient asymptomatique. Sans ischémie documentée et sans critère de sévérité, le geste n'apporte rien et expose à une nouvelle récidive.
- Traiter une resténose sans imagerie endocoronaire. Aucun des mécanismes mécaniques ne se voit à l'angiographie, et chacun appelle une réponse différente. C'est l'erreur que la classification par mécanisme vise explicitement à empêcher.
- Poser une nouvelle endoprothèse sur une sous-expansion. Elle sera sous-déployée comme la première, dans un vaisseau devenu plus étroit d'une couche de métal, et la récidive sera plus difficile à traiter.
- Croire qu'une substance antiproliférative corrige un défaut mécanique. Une sous-expansion, un espace entre deux endoprothèses ou une fracture ne relèvent d'aucune pharmacologie.
- Oublier de demander la date de pose et le type d'endoprothèse. Elles décident de la probabilité du diagnostic : la resténose tardive est plausible sous endoprothèse active, peu probable sous endoprothèse nue perméable à un an.
- Conclure à une thrombose devant tout syndrome coronaire aigu chez un patient stenté. Une néoathérosclérose rompue donne le même tableau, et le traitement diffère.
- Négliger la postdilatation au motif que le résultat angiographique est bon. Le diamètre luminal final et l'expansion complète sont les deux seuls leviers de prévention dont dispose l'opérateur, et l'angiographie ne les mesure pas.
- Empiler les couches d'endoprothèse. Au-delà de deux, chaque nouvelle couche coûte du calibre dans un vaisseau qui n'en a plus, et le ballon actif existe précisément pour éviter cela.
- Annoncer une resténose comme un échec du premier geste. C'est une cicatrisation excessive, pas une faute technique ni une progression de la maladie — et la façon dont on le dit change la façon dont le patient le vit.
- Oublier que la bithérapie recommence. Tout nouveau geste impose une nouvelle durée, ce qui n'est pas anodin pour un patient qui pensait en avoir fini, et qui a peut-être un risque hémorragique entre-temps.
Sources
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Cours de la Pr Ag Yosra Messaoudi, Faculté de Médecine de Sousse.